Article | Portrait d'artiste en studio
L’idée était de réaliser quelques portraits récents pour ses salons et séances de dédicaces. Nous avons commencé sagement. Puis, comme il restait un peu de temps, les choses ont légèrement dévié.
Il y a des séances qui commencent avec une demande très raisonnable : réaliser des portraits récents, sobres et facilement utilisables pour des salons, des festivals, des annonces de dédicaces ou différents supports de communication.
Et puis il y a les séances avec les amis...
Tony Sandoval souhaitait avant tout disposer de nouvelles images professionnelles pour illustrer ses apparitions publiques : séances de dédicaces, festivals, salons, annonces en ligne et supports de communication.
Nous avons donc commencé par les portraits indispensables : fond blanc, lumière claire, cadrages propres, regard caméra. Le principe était très simple : assurer d’abord les images utiles. Celles qui peuvent être intégrées à une affiche, une page éditeur, une bio, un programme de salon ou une publication sur les réseaux sociaux sans demander d’explication supplémentaire.
... ou presque !
C’est aussi l’intérêt d’une séance photo en studio : commencer par les images dont on a réellement besoin, avant de laisser davantage de place à une approche plus personnelle.
Autrement dit : la partie sérieuse de la séance.
Un portrait destiné à la communication doit rester simple : un visage identifiable, une expression juste, une image qui fonctionne aussi bien sur un site internet que dans un programme imprimé ou une annonce de dédicace.
À ce stade, les portraits raisonnables étaient faits. Nous pouvions donc commencer les choses sérieuses.
Une fois les portraits les plus attendus réalisés, nous avons changé d’atmosphère. Le fond blanc a laissé place au noir, la lumière est devenue plus sculptée, et la séance a commencé à prendre une direction un peu moins raisonnable.
Avec Tony, cela n’a pas demandé beaucoup d’effort. Il y avait déjà le carnet, le regard, les cheveux, une présence très forte face à l’objectif… bref, tout ce qu’il fallait pour que les portraits quittent progressivement la simple
photo de présentation.
Le carnet de croquis s’est imposé assez naturellement. Il raconte immédiatement le geste de l’auteur, le dessin, le travail de la main. On ne photographie plus seulement une personne venue actualiser ses images pour les salons : on commence à deviner l’univers de l’artiste.
Après le carnet de croquis, cela semblait logique (non, vous ne trouvez pas ? Étrange ...)
Bref, nous avons donc arrêté de faire semblant de réaliser une séance portrait parfaitement raisonnable.
PS : Aucun auteur de bande dessinée n’a été contraint de poser avec une arme médiévale ! Si quelqu’un vous affirme le contraire, ne le croyez pas.
Et l’épée s’est révélée étonnamment photogénique (pas autant que Tony, mais quand même !)
Dans mon studio, Jäger finit presque toujours par faire une apparition.
Il ne pose pas vraiment : il supervise (il fallait bien quelqu’un pour remettre un peu d’ordre dans cette séance...)
Tony a donc terminé le shooting avec Jäger sur les genoux. À partir de là, cette photo est officiellement devenue un portrait de chien avec un auteur de bande dessinée en accessoire.
Si vous aussi, vous avez envie de portraits professionnels, personnels, et parfois un peu moins prévus que prévu, parlons-en !
Et si vous aussi, vous avez envie de portraits professionnels, personnels, et parfois un peu moins prévus que prévu, parlons-en !
Tony Sandoval est un auteur, dessinateur et illustrateur de bande dessinée mexicain, installé à Paris. Son travail navigue entre le rêve, le fantastique, les monstres, les souvenirs, les créatures étranges et les choses qui commencent normalement avant de devenir beaucoup moins normales.
Il est notamment l’auteur de "Doomboy", "Nocturno", "Futura Nostalgia", "Oscuro en Rosa" ou encore "Le Paris des dragons".
Pour découvrir son travail, ses albums et son univers, vous pouvez retrouver Tony sur sa page auteur chez Glénat ou sur son portfolio.