Article | Book Photo
Pour son premier book photo, Noam est venu au studio avec un objectif simple : des polaroïds à présenter aux agences ainsi que quelques portraits plus travaillés.
Noam est barman et découvre pour la première fois l’exercice du book photo en studio
Pas besoin pour autant d’arriver avec quinze poses maîtrisées et un regard de couverture déjà prêt. Avant les changements de tenue, de lumière et d’ambiance, on commence par la base : les polaroïds.
Fond neutre, lumière simple, tenue sobre : les polaroïds sont là pour montrer Noam tel qu’il est.
Et oui : quand tout est volontairement simple, il devient beaucoup plus difficile de tricher.
Visage, silhouette, profil, trois-quarts… On cherche moins à fabriquer une image qu’à obtenir une base claire et polyvalente pour son book, avant de passer aux séries plus créatives.
Changement de tenue, de cadrage et surtout d’intention. Cette fois, on cherche davantage l’attitude, le mouvement et les expressions. La chemise, un coin de mur du studio et quelques variations suffisent à créer un premier univers beaucoup plus personnel — sans pour autant transformer Noam en quelqu’un d’autre.
Fond noir, lumière plus sculptée, poses plus posées : l’ambiance devient immédiatement plus dense et le portrait beaucoup plus affirmé. C’est aussi tout l’intérêt d’un book construit en plusieurs séries : montrer des facettes différentes sans donner l’impression d’avoir simplement changé de chemise.
Premier book ou nouvelles images à ajouter à un portfolio existant : chaque séance est construite pour obtenir des photos complémentaires, des polaroïds aux séries plus travaillées.
Alors, prêts à tenter l'expérience ?
Nous contacterAlors, prêts à tenter l'expérience ?
Nous contacterPour un premier book, inutile de chercher à multiplier les photos. L’objectif est surtout d’obtenir des images différentes et complémentaires : quelques portraits simples, des cadrages permettant de voir clairement le visage et la silhouette, puis des séries plus travaillées pour montrer différentes attitudes.
Lors de la séance de Noam, nous avons ainsi commencé par des polaroïds avant de construire deux univers photographiques distincts.
Non. Une première séance sert justement à découvrir ce qui fonctionne devant l’objectif.
Le photographe accompagne progressivement sur les postures, la direction du regard et les expressions. On peut commencer avec des poses très simples, puis aller vers des images plus affirmées au fur et à mesure que la séance avance.
Quelques tenues simples et suffisamment différentes permettent déjà de créer plusieurs ambiances. Il est préférable d’éviter d’apporter uniquement des vêtements très similaires : un changement de tenue, de lumière ou de fond peut complètement modifier le rendu d’une série.
Pour Noam, une même séance a ainsi permis de réaliser des polaroïds, une série claire plus naturelle et une seconde série beaucoup plus sombre.
Il n’existe pas de nombre universel. Pour débuter, mieux vaut quelques bonnes images réellement différentes qu’une longue série de portraits presque identiques.
Le choix final doit permettre de montrer le visage, la silhouette, différentes expressions et plusieurs registres photographiques sans donner une impression de répétition.
Les polaroïds, ou digitals, cherchent avant tout à montrer la personne de manière simple et fidèle : lumière neutre, tenue sobre et peu de mise en scène.
Les portraits d’un book peuvent être beaucoup plus travaillés : lumière, stylisme, poses et ambiance permettent alors de montrer davantage de personnalité et de polyvalence. Une même séance peut parfaitement associer les deux, comme dans le book de Noam.
Une séance peut être réalisée dans notre studio photo à Montrouge, aux portes de Paris, avec plusieurs fonds et éclairages afin de construire des séries réellement différentes au cours d’un même shooting.
Selon le projet, la séance peut comprendre des polaroïds et des portraits plus travaillés pour commencer à constituer un premier book photo.
Article | Portrait d'artiste en studio
Avec Mère Dragon, un shooting ne commence jamais vraiment par « faisons quelques portraits ». Il suffit d’ajouter de la fumée, du cuir, des chaînes et une lumière bien placée pour que le studio prenne rapidement des airs de scène — et voir jusqu’où l’on peut pousser l’idée sans déclarer le studio zone sinistrée.
Comme d’habitude, Mère Dragon arrive avec ses personnages, ses accessoires et quelques idées déjà bien affûtées. Sur le papier, tout est parfaitement sous contrôle. Pendant environ cinq minutes.
Il y a toujours un plan. Il survit rarement aux premiers flash...
Après, on improvise : un accessoire en appelle un autre, une silhouette change toute la lumière, la fumée décide de s’en mêler… et l’on finit par oublier le plan initial. En général, c’est à ce moment-là que les meilleures images commencent.
Pour ouvrir la séance, on a fait dans la retenue : une cape, des chaînes, des lumières rouges et assez de fumée pour que le fond décide de disparaître.
Dans un shooting photo artistique en studio , l’idée n’est pas forcément de reproduire une image déjà vue. On part d’un personnage, d’une silhouette, d’un accessoire ou d’une lumière — puis on regarde ce qui se passe quand tout cela commence à prendre un peu trop de place.
L’idée n’était pas de faire joli dans un coin. On voulait une entrée en scène, un personnage qui surgit, quelque chose entre le clip, le cabaret et la bande-annonce d’un spectacle qu’on irait voir sans même lire le synopsis.
Après avoir rempli le studio de fumée, de cuir et de lumière orange, il nous restait une robe argentée, une coiffure qui refusait manifestement toute négociation avec la gravité, et un mur blanc. C’était largement suffisant pour repartir dans une direction complètement différente.
Les images sont devenues plus claires, plus graphiques, presque plus silencieuses. Mais avec Mère Dragon, même adossée à un mur, il y a toujours cette impression qu’elle est sur le point de faire basculer la pièce dans un autre univers.
J’avais envie de reprendre un terrain que nous avions déjà exploré ensemble il y a quelques années : du nu, de l’eau et des lumières colorées.
Le cyan découpe, l’orange embrase, l’eau accroche chaque reflet. Visuellement, tout était exactement là où je le voulais. Thermiquement, en revanche, j’avais oublié un détail assez fondamental : l’eau froide reste de l’eau froide, même sous une belle lumière.
Note à moi-même : la prochaine fois, chauffer l’eau avant d’asperger le modèle.
On avait déjà sorti la tenue du dimanche : cuir, chaînes, lumière rouge et fumée épaisse. Il ne manquait plus qu’un général pour vérifier que tout cela restait convenablement sous contrôle.
Quand Mère Dragon dit “assis”, même le studio obéit !
Général Jäger a donc pris place, casquette sur la tête et regard d’inspecteur particulièrement peu impressionné par notre organisation.
Si vous aussi, vous avez une idée bien précise, quelques accessoires improbables, ou simplement l’envie de voir jusqu’où une séance peut vous emmener : Parlons-en !
Nous contacterSi vous aussi, vous avez une idée bien précise, quelques accessoires improbables, ou simplement l’envie de voir jusqu’où une séance peut vous emmener : Parlons-en !
Nous contacterMère Dragon est une artiste performeuse parisienne dont l’univers mêle arts du feu, pyrotechnie, pole dance, personnages de scène et esthétique alternative.
Elle conçoit elle-même une grande partie de ses looks, de ses mises en scène et de ses performances. Ce shooting studio n’était donc pas vraiment un grand écart avec son univers habituel : il manquait simplement le feu. Ce qui, pour une fois, était probablement plus raisonnable.
Pour découvrir son univers autrement qu’en photo, je vous conseille le documentaire Mère Dragon, Le Chant des Flammes, qui suit son travail de performeuse entre feu, corps et création.
On peut partir d’une idée très précise, d’un personnage, d’une tenue, d’un accessoire ou simplement d’une ambiance que vous aimez. Un moodboard ou quelques références peuvent aider à définir une première direction. Mais tout n’a pas besoin d’être figé avant la séance : le shooting artistique laisse justement de la place aux essais, aux changements de lumière et aux idées qui apparaissent une fois devant l’objectif.
Avec Mère Dragon, une cape, des chaînes, de la fumée et une lumière rouge ont ainsi suffi à lancer le premier univers… avant que le programme ne commence naturellement à dériver.
Oui. Il n’est pas nécessaire d’avoir l’habitude de poser pour réaliser une séance photo créative en studio. La direction des poses, du regard et des mouvements fait partie du shooting. On peut commencer avec des attitudes très simples et construire progressivement des images beaucoup plus affirmées. Plusieurs studios positionnés sur ce type de séance indiquent d’ailleurs explicitement qu’elles sont accessibles aux débutants comme aux modèles expérimentés.
Oui, et c’est même souvent ce qui donne au shooting sa personnalité. Costumes, bijoux, accessoires, matières ou objets liés à votre univers peuvent servir de point de départ à la lumière et à la mise en scène. Il est simplement préférable d’en discuter avant la séance afin de prévoir ce qui sera réalisable en studio.
Avec Mère Dragon, les accessoires et les silhouettes font directement partie de la construction des images.
Le prix dépend de la durée de la séance, du nombre de photos finales et surtout de la complexité du projet : nombre d’univers, changements de lumière, accessoires, maquillage, retouches avancées ou besoins particuliers.
Une séance portrait simple et un projet comprenant plusieurs mises en scène artistiques ne demandent évidemment pas le même temps de préparation et de réalisation. Les formules studio peuvent servir de base, tandis qu’un projet plus spécifique peut faire l’objet d’un devis personnalisé.
Oui. En studio, changer le fond, l’éclairage, les couleurs, la tenue ou les accessoires peut suffire à créer des séries totalement différentes.
La séance de Mère Dragon en est un bon exemple : une première ambiance rouge, sombre et enfumée a laissé place à une série beaucoup plus claire et métallique, puis à un troisième travail autour de l’eau et des lumières colorées.
L’originalité ne vient pas forcément d’un décor gigantesque. Une lumière inhabituelle, une couleur, une matière, un mouvement ou un accessoire peuvent déjà complètement transformer un portrait.
Le plus intéressant est de construire une direction artistique cohérente avec votre personnalité ou votre idée, plutôt que d’accumuler des effets uniquement pour rendre la photo spectaculaire. Les offres actuelles autour des séances originales et artistiques mettent précisément en avant décors, accessoires, lumières et mises en scène comme moyens de créer un univers.
Pas obligatoirement. Tout dépend de l’univers recherché. Pour certains projets, une mise en beauté très simple suffit. Pour d’autres, maquillage et coiffure peuvent devenir une véritable partie de la direction artistique, au même titre que les vêtements ou la lumière. Ta page studio prévoit d’ailleurs des options de maquillage et coiffure professionnels pour les séances qui le nécessitent.
| Non exhaustive
photographie:
Laurène Zabary
Lieu :
Studio
Benss Beauty
Maquillage & Coiffure :
Candice
Modèle #1:
Stylisme:
Elyssa Couture Paris
Assistant #1 :
Hélène
Matériel :
Canon 5D Mark IV Canon EF 24-70mm f/2.8L II USM Canon EF 85mm - f/1.4L IS USM Elinchrom Beauty Dish Nanlite PavoTube| Pour les curieux
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